Le Bien-Être au Travail : Un Enjeu pour Tous

Le bien-être au travail repose sur un équilibre harmonieux entre un environnement propice, des relations positives et la reconnaissance des contributions individuelles, favorisant ainsi la satisfaction et la productivité des employés.

Une culture positive axée sur le bien-être, des tâches claires, la motivation, ainsi que des avantages tels que le soutien financier, des aides à la santé et des mesures d’équilibre entre vie professionnelle et vie privée contribuent à renforcer le bien-être des employés.

Selon une enquête de la CIPD de 2020, les taux d’absentéisme liés au stress au travail ont augmenté de 37 % par rapport à l’année précédente, avec 89 % des employés admettant avoir travaillé tout en se sentant malades. McKinsey rapporte que le stress au travail coûte aux employeurs américains près de 200 milliards de dollars par an en dépenses de santé.

La définition du bien-être des employés englobe la santé mentale et physique résultant de dynamiques au sein de l’environnement de travail et au-delà. Assurer le bien-être des employés se traduit positivement en termes de productivité, et morale élevée.

Pour promouvoir le bien-être des employés, les responsables des ressources humaines peuvent intégrer cette préoccupation dans la culture d’entreprise. Cela peut se faire en équilibrant travail et loisir, en cultivant la gratitude, et en encourageant la pleine conscience au sein de l’entreprise.

Des statistiques provenant de diverses études soulignent l’impact positif d’une politique de bien-être au travail. Par exemple, une politique de bien-être pourrait entraîner une diminution de 25 % du taux d’absentéisme, selon l’institut Chapman. De plus, 60 % des employés se sentent plus motivés lorsque leur employeur se soucie de leur santé mentale et physique, comme indiqué par une étude de la fondation anglaise Mind. L’étude Workmonitor de Randstad révèle que 56 % des salariés dans 34 pays différents sont concernés par des déséquilibres entre vie professionnelle et vie privée.

Une étude conjointe du MIT et de l’université d’Harvard observe que les employés heureux sont 31 % plus productifs que leurs homologues insatisfaits. De plus, ces employés sont 55 % plus créatifs, deux fois moins malades, six fois moins absents, et neuf fois plus loyaux.

Ainsi, le bien-être au travail émerge comme un enjeu essentiel, impliquant des responsabilités partagées entre employeurs et employés pour créer un environnement de travail épanouissant.

La pression au travail : Comment réagir ?

Gérer la pression au travail est un défi commun pour de nombreuses personnes dans le monde professionnel. L’entreprise est le lieu où l’on se doit d’être sérieux, en totale maitrise de ce que l’on ressent. Éprouver de l’émotion et la montrer est souvent perçu comme un signe de faiblesse que l’on préfère cacher, voire refouler, plutôt que de ternir son image d’homme ou de femme invincible capable de résister au stress et à une forte pression.

Dans l’entreprise, on privilégie la méthode, la rigueur, la rationalité, la technicité et l’efficacité. Et s’il est de bon ton d’exprimer de la joie (pas trop bruyamment tout de même la colère, la tristesse, la peur sont mal perçues.

A force d’accumuler les mécontentements et les pressions, certaines personnes finissent par craquer et se retrouve en burn Out. Le burn out, ou syndrome d’épuisement général, à la fois psychique, émotionnel et mental.

Il est considéré comme le résultat d’un stress professionnel chronique : ne parvenant pas à faire face aux exigences adaptatives de son environnement professionnel, l’individu voit son énergie, sa motivation et son estime de soi décliner.

Rester connecté à ses émotions dans le milieu professionnel permet de ressentir ce qui se passe en soi face à telle ou telle situation stressante et de pouvoir y faire face en exprimant ce qui ne va pas afin de ne pas accumuler trop de tension anxiogènes.

Un mode de communication émotionnelle :

L’entreprise est le lieu de toutes les communications et les émotions en sont le socle. Elles vont permettre de réguler les relations et les situations difficiles en verbalisant les ressentis. Elles vont donner du sens à ce qui est vécu afin de faire évoluer positivement la relation, tout en apprenant à connaitre davantage l’autre.

Les émotions permettent également de se sentir relié et de faire partie d’un groupe, d’être en relation et non plus seul face ç une situation inconnue ou difficile.

La qualité des liens entre les membres d’une équipe est fondamentale pour réduire le stress dace aux situations difficiles et angoissantes.

L’intelligence émotionnelle au travail :

Selon Daniel Goleman, les cinq compétences élémentaires et essentielles dans la vie professionnelle sont :

  1. La conscience de soi : être toujours conscient de ses émotions et les utiliser pour orienter ses décisions.
  2. La maitrise de soi : gérer ses émotions de façon à ce qu’elles facilitent le travail au lieu d’interférer avec lui et de récupérer rapidement d’une perturbation émotionnelle.
  3. La motivation : utiliser ses envies les plus profondes comme une boussole qui guide vers ses objectifs. Elle aide à prendre des initiatives, à optimiser son efficacité et à préserver malgré les déconvenues et les frustrations.
  4. L’empathie : être à l’unisson des sentiments d’autrui, être capable d’adopter leur pont de vue et entretenir des rapports harmonieux avec une grande variété de personnes.
  5. Les aptitudes humaines : bien utiliser ses émotions dans ses relations avec autrui et déchiffrer avec acuité les situations et les réseaux humains. Utiliser ces aptitudes pour persuader, guider, négocier et régler les différends, pour coopérer et animer des équipes.

Déclencheurs d’émotions négatives au travail :

Dans un contexte professionnel, la communication émotionnelle permet d’exprimer ses émotions de manière libératrice pour soi et acceptable pour son interlocuteur. Ainsi, une situation ne s’enlisera-t –elle pas dans la non compréhension et le conflit, ce qui est toujours dommageable pour les personnes et l’équipe.

Dans les relations professionnelles, nous pouvons retrouver trois principales situations génératrices d’émotions négatives 

  1. Se sentir victime d’un manque de respect, d’un manque de reconnaissance ou d’une humiliation.
  2. Se sentir victime d’une injustice 
  3. Observer un comportement que l’on juge amoral chez un collègue.

Situation N 1 :

Un collègue, travaillant avec vous sur un projet, vous fait une remarque humiliante en réunion.

Repérez les réactions de votre corps : mal de ventre, oppression thoracique, serrement dans la gorge, sensation de chaleur….

Respirez par le ventre en allongeant l’expiration.

Ne réagissez pas immédiatement, le temps de vous calmer.

Si l’on vous sollicite, dites que ce que vous venez d’entendre vous perturbe et que vous avez besoin de prendre l’air quelques minutes avant de réagir.

Repérez vos émotions :

Repérez vos besoins :

En général, il est préférable de gérer ce type de situation en aparté afin de na pas blesser en retour le collègue devant des témoins, ce qui aurait pour effet de perpétuer un conflit. Après la réunion, demandez à parler à votre collègue dans un endroit tranquille.

Exprimez ce que vous souhaitez lui dire :

Observation : lorsque, ce matin, lors de la réunion, je t’ai entendu dire que mon rapport faisait preuve de peu de réflexion.

Sentiment (s) : je me suis sentie vexé et en colère

Besoin : Car j’ai besoin de respect et de reconnaissance de mon travail, j’ai besoin également de confiance dans notre relation de travail.

Demande : Alors je te demande dorénavant, lorsque tu auras une remarque à faire sur mon travail, de le me dire en aparté et non pas en réunion.

La gestion des émotions et des réactions face à une remarque humiliante en réunion est essentielle pour préserver une relation de travail saine et constructive. En repérant les signaux du corps et en prenant quelques instants pour se calmer, vous pouvez éviter de réagir impulsivement. Il est important de reconnaître vos émotions et vos besoins, dans ce cas, le besoin de respect, de reconnaissance et de confiance dans votre relation professionnelle.

Plutôt que de riposter immédiatement et risquer d’aggraver la situation, l’idée de discuter en aparté avec votre collègue après la réunion est une approche plus appropriée. En exprimant vos observations, vos sentiments, vos besoins et en faisant une demande claire, vous ouvrez la voie à une communication constructive. Cela permettra à votre collègue de comprendre l’impact de ses remarques sur vous et de trouver ensemble des solutions pour améliorer la collaboration.

En favorisant le dialogue et la résolution de conflits de manière respectueuse, vous contribuez à créer un environnement de travail plus harmonieux et productif pour tous les membres de l’équipe. La communication ouverte et le respect mutuel sont des éléments clés pour bâtir des relations professionnelles durables et positives.

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Négocier son salaire et son contrat de travail : Les clés pour obtenir ce que vous méritez

Négocier son salaire et son contrat de travail est une étape importante lorsqu’on recherche un emploi ou lorsqu’on souhaite obtenir une augmentation ou de meilleures conditions de travail. Savoir négocier vous permet de vous affirmer face à un employeur, et ainsi vous valoriser, et convaincre l’employeur de vous embaucher, il vous permet également de mesurer les avantages et les inconvénients d’un poste, savoir vraiment à quoi vous vous engagez.

Les éléments de négociation : côté employeurs.

Lorsqu’il décide de recruter, un employeur a des impératifs précis :

Il cherche une personne :

  • Avec des compétences minimales.
  • Pour une durée précise.
  • Acceptant certaines conditions de travail.
  • Pour un coût plafond.

Son intérêt est, souvent, d’obtenir « le plus possible » pour « le moins cher possible ». Mais recruter et accueillir un nouveau salarié, c’est aussi un investissement pour l’entreprise. Son départ prématuré serait un échec et un coût pour l’entreprise.

Généralement, l’employeur est prêt à une certaine souplesse.

• La personne recrutée a plus de compétences qu’il ne le souhaite au départ: il pourra lui confier plus de responsabilités et donc mieux la payer.

• Si l’activité de l’entreprise est bonne, il pourra s’engager à augmenter le salaire au bout d’un certain temps ou de la période d’essai.

La marge de négociation d’un employeur dépend :

•            Des habitudes de l’entreprise dans sa politique salariale.

•            De la convention collective, des accords signés avec les organisations syndicales.

•            Des perspectives d’évolution de l’activité de l’entreprise, de son état de santé.

•            De l’état du marché de l’emploi pour le poste donné (Marché en tension ou normal)

Il est important de noter que les éléments de négociation peuvent varier en fonction du secteur d’activité, de la taille de l’entreprise et de l’expérience et des compétences de l’employé. Les employeurs peuvent également être disposés à négocier sur d’autres éléments en fonction des besoins et des priorités de l’entreprise.

 Quelques grands principes :

1) Négocier, c’est dialoguer.

Si vous êtes en négociation avec votre futur employeur, c’est qu’il a besoin de vous, et vous avez besoin de l’emploi proposé, discutez donc « d’égal à égal » cherchant l’un et l’autre à vous entendre.

2) Négocier, c’est convaincre.

Vous avez des atouts: vos compétences, vos qualités, votre disponibilité, votre expérience… « Mettez-les dans la balance » pour revendiquer ce qui vous paraît juste.

Maîtriser la question du salaire en entretien de recrutement

C’est l’une des phases les plus difficiles d’un entretien d’embauche. Comment négocie-t-on son salaire, sur quelle base, à quel moment de l’entretien doit-on évoquer le salaire ?

En général, c’est au recruteur de l’aborder, pas au candidat. Cela fait partie des questions classiques posées pour vérifier que le candidat rentre bien dans la fourchette de rémunération qui a été définie.

L’usage veut donc que ce soit le recruteur qui lance le sujet.

Quand ?

Le recruteur peut aborder cette question au premier, deuxième, troisième entretien. Voir plus Il n’y a pas de véritablement de règles établies en la matière.

Mais si vous êtes déjà à votre deuxième ou troisième entretien, c’est certainement signe que votre candidature intéresse l’entreprise. Les entretiens précédents se sont bien déroulés, vous pensez avoir de bonnes chances de pouvoir poursuivre la procédure d’embauche.

Problème : le sujet du salaire n’a pas été évoqué par le recruteur.

En général, votre interlocuteur vous propose souvent de poser des questions sur le poste en fin d’entretien. C’est le moment soit de poser directement la question, soit de conclure ainsi : « Je pense que vous avez répondu à l’essentiel de mes interrogations. Nous n’avons cependant pas parlé de la rémunération.

Dans votre système de recrutement, il est peut-être prévu qu’elle fasse l’objet d’un autre entretien ? »

Sur votre salaire actuel:

Il ne faut surtout pas mentir sur votre salaire actuel car l’employeur peut effectuer un contrôle de références incluant aussi votre dernière rémunération ou plus simplement, vous demander vos BS.

Les niveaux de salaire pratiqués sur le marché pour un poste équivalent :

  • Il faut savoir se situer sur le marché en tenant compte du secteur d’activité, de la localisation géographique, de la fonction, de la taille de l’entreprise
  • Avant toute négociation, renseignez-vous sur les niveaux de salaire pratiqués sur le marché pour un poste équivalent au vôtre ou à celui auquel vous postulez.
  • Le Web est un bon moyen, mais attention aux grilles de salaire un peu trop généralistes !

Il est toujours préférable de négocier une future rémunération en partant de son package actuel, c’est du réel, du concret et c’est beaucoup plus crédible.

Prétentions salariales :

Lorsque vient le moment d’évoquer vos prétentions salariales, préférez une fourchette qui comprendra le montant en dessous duquel vous estimez ne pas vouloir descendre et celui que vous aimeriez atteindre.

Cela offre une marge de manœuvre à l’employeur et laisse la discussion ouverte.

Pour un candidat expérimenté, chaque négociation salariale en entretien d’embauche est pratiquement un cas particulier.

Côté candidat: Vous avez décidé de changer d’employeur et la question du salaire est sans doute une de vos premières motivations.

Avant de débuter cette négociation, vous aurez listé et chiffré, de manière très précise :

Tous les éléments composant votre rémunération actuelle: c’est-à-dire:

• Le salaire fixe (sur 12 ou 13 mois ou plus)

• La part de variable sur objectifs (moyenne de vos trois dernières années)

• L’intéressement (là aussi, c’est une variable)

• La participation aux bénéfices, PEE, Perco, actions de l’entreprise

• Ainsi que tous les autres éléments de votre package:

• Voiture de fonction, PC, télé portable, TR, avantages du CE, mutuelle, etc.

Votre principal objectif de négociation reste une amélioration de vos revenus

Quand on parle rémunération, il faut être précis !

Quand on parle rémunération, il faut être précis ! Brut ou net, peu importe. Mais n’oubliez pas de le préciser à votre interlocuteur ; Si le salaire proposé ne correspond pas tout à fait à vos attentes ?

Avant d’entrer dans le cœur de la négociation, il est toujours utile de rappeler à son interlocuteur les atouts que vous avez pour le poste.

C’est plutôt rassurant de voir qu’un candidat défend bien ses intérêts, surtout s’il postule à un poste de commercial, c’est un bon test présageant de ce qu’il sera capable de faire pour l’entreprise !

A condition bien sûr de négocier dans les règles de l’art, en faisant des propositions pertinentes et en justifiant vos demandes.

Autres éléments à prendre en compte dans une négociation

Dans une négociation d’autres éléments sont à prendre en compte, moins palpables dans un premier temps mais pouvant apporter une réelle plus-value à moyen terme.

  • Comme les perspectives de carrière, l’ambiance au travail, qualité des produits ou service, les valeurs de l’entreprise, stabilité des équipes, la formation interne, les possibilités de mobilité à l’international.
  • Sur ces différents aspects, ne vous contentez pas de promesses, vérifiez la réalité des pratiques en allant chercher des réponses probantes notamment sur les réseaux sociaux.

Avant de signer avec un employeur, on pense à négocier son salaire, ses responsabilités… Mais assez rarement à négocier les conditions de son contrat de travail.

  1. Négociez la durée de votre période d’essai

La période d’essai est systématiquement incluse dans les contrats de travail, bien qu’elle ne soit pas obligatoire. Toutefois, vous avez la possibilité de demander sa réduction, voire sa suppression, en mettant en évidence les risques auxquels elle vous expose. En effet, quel que soit le poste que vous visez, cette période peut durer jusqu’à huit mois (pour un cadre), pendant laquelle l’employeur peut vous licencier sans justification ni indemnités de départ.

Si vous décidez de mettre fin à votre contrat avant la fin de la période d’essai :

Il est préférable de réfléchir attentivement avant de prendre cette décision.

  • Négociez une prime à la signature du contrat

Audacieuse a priori, cette demande est pourtant légitime lorsqu’un cadre quitte une entreprise pour des perspectives plus intéressantes, certes, mais aussi pour un salaire composé d’une part variable plus élevée. Il s’agit donc de négocier en contrepartie un “sign-up bonus” : une prime qui est soit versée à l’embauche, soit garantie au bout de la première année.

Son montant varie en fonction du secteur et du niveau de responsabilité : il peut atteindre plusieurs dizaines de milliers d’euros pour certains profils très recherchés. Mais verser une prime se révèle financièrement plus intéressant pour l’employeur qu’offrir un gros salaire qu’il devra assumer plusieurs années.

  • Exigez la notification écrite d’une augmentation différée

A la place d’une de vos exigences, votre recruteur peut vous proposer une augmentation différée (débloquée au bout de quelques mois). Ne vous contentez pas d’un engagement verbal : d’une part, cette promesse peut être “oubliée” ; d’autre part, il suffirait que votre interlocuteur soit remplacé pour que son successeur refuse d’en entendre parler. Vous devez donc obtenir la consignation de cet engagement sur votre contrat de travail

  • Autres points importants dans le cadre de la négociation de votre contrat de travail

1. La possibilité d’une Clause de non-concurrence : regardez bien les points clefs

2. Une clause de dédit-formation